Origine

On ne se trompe jamais avec un Gamay !!!

Superficie dans le monde : 35 000ha dont  2/3 de sa surface cultivée en Beaujolais (18 200 ha)

Autres régions en France : Sud-Ouest, val de Loire, Rhône Alpes

Autres pays : Suisse, Italie, Chine, Afrique du Nord, Amérique du Sud, Nouvelle Zélande…

         

Origine historique :
Actuellement, le gamay est en grande majorité représenté en France dans la Bourgogne, le Beaujolais et le Mâconnais. Mais il n’en fut pas toujours ainsi : c’est au troisième siècle après JC, sous l’influence des Romains que l’on commença à planter des pieds de vignes dans la région lyonnaise. Auparavant, on n’en trouvait que dans le sud est, région méditerranéenne.
En ce qui concerne le cépage en lui–même, on ne peut certifier avec précision sa provenance : est ce que ce sont les Romains qui nous l’ont implanté, ou était il déjà présent sur nos sols ?

Le saviez-vous ?
Il existe plusieurs types de gamay. Le plus connu étant le gamay noir à jus blanc ainsi que ses nombreux clones. Mais on trouve également le gamay Fréaux, le gamay de Chaudenay et le gamay de Bouze qui eux ont non seulement une peau noire mais aussi un jus plus ou moins coloré.

Le Gamay noir à jus blanc

Caractéristique et singularité des vins de Beaujolais, un seul cépage donne vie à l’ensemble de ses appellations : le Gamay noir à jus blanc. Présent en Beaujolais depuis le début du XVIIe, ce cépage a su accompagner les évolutions du vignoble et des traditions culturales collectives. Et c’est bien sur les sols argilo-calcaires et les terrains granitiques du Beaujolais que le plant a trouvé sa terre de prédilection Près de 70% des 37 000 hectares plantés en Gamay noir à jus blanc à travers le monde appartiennent au vignoble beaujolais.

Jadis surnommé petit Gamay, Gamay rond ou encore Bourguignon noir, ce cépage résistant et fertile appelle des soins de tous les instants pour conserver sa vigueur et maîtriser ses rendements. Son épanouissement passe par une densité de plantation serrée, entre 6 000 et 13 000 pieds à l’hectare. Dans les Beaujolais-villages et les crus, sa taille est courte (dite en gobelet, en éventail, en charmet ou encore en cordon), mais l’appellation Beaujolais permet également une taille longue. Elle ne conserve jamais plus de 3 à 5 cornes sur chaque cep pour un maximum de 10 bourgeons (les yeux).

Caractéristiques :

Le Gamay noir à jus blanc se caractérise par un bourgeonnement légèrement duveteux à pointe rosée, de jeunes feuilles d’un vert jaunâtre, brillantes à plages bronzées, des feuilles adultes rondes à 3 ou 5 lobes selon les sélections avec un sinus pétiolaire en V plus ou moins ouvert, des dents anguleuses assez courtes, un limbe pratiquement glabre (uni).
A l’automne le feuillage rougit partiellement. Les rameaux herbacés prennent une couleur cuivrée, sur les entre-nœuds, face exposée au soleil. Les grappes peuvent être de formes très différentes selon les sélections, de la petite grappe du clone 565 à la grappe longue et épaulée du clone 656.
Ces grappes présentent des baies de forme elliptique dont un certain pourcentage sont millerandées (avortement partiel des grains de raisin), car le Gamay est sensible aux conditions climatiques durant la floraison.
Les baies sont de couleur noire violacée avec une pruine (couche cireuse) bleue et une peau fine qui rend le Gamay sensible à la pourriture. La pulpe du Gamay noir à jus blanc est incolore.

Ce cépage offre tour à tour, des vins frais et soupes, gourmands et fruités qui peuvent révéler une réelle aptitude à la garde, grâce à une structure tannique.

Les vins de Gamay sont généralement dotés d’une jolie robe. Leurs expressions sur le fruit, la finesse et la légèreté, permettent à ses vins de s’accorder avec tous types de cuisine et de rester accessible à tous. Ce sont des vins qui se suffisent à eux même, il n’est pas nécessaire de les assembler avec d’autres vins de cépages.

Glossaire :

Hybridation/Métissage : L’hybridation ou le métissage est un croisement sexué naturel ou contrôlé (castration et pollinisation des fleurs) entre 2 cépages donnant ainsi un nouveau cépage.
Teinturiers : Un Gamay teinturier est né d’une mutation sur un Gamay N donnant des baies à pulpe colorée.
Mutation : Un mutant est un individu ayant subi une modification de son information génétique. Des mutations génétiques apparaissent spontanément dans la nature. Elles sont dues à des altérations physiques ou chimiques de l’ADN provoquées, par exemple, par le rayonnement solaire. Si elles touchent les cellules reproductrices, elles sont transmises dans la descendance de la plante. Suivant le caractère qu’elles affectent, elles seront soit conservées (mutations favorables) soit éliminées (mutations délétères) par la sélection naturelle.
Sélection clonale : Un clone est la descendance végétative conforme à une souche choisie pour son identité, ses caractéristiques phénotypiques (agronomiques) et sanitaires.
Débourrement : Le débourrement est le moment de l’année où les bourgeons des arbres se développent pour laisser apparaître leur bourre (terme désignant le duvet et les jeunes feuilles et fleurs enfouies dans les bourgeons de nombreux arbres) puis ses feuilles et fleurs.
Contre-bourgeons : Bourgeon supplémentaire qui se développe quand le premier bourgeon a été détruit par la gelée ou autre cause.
Cépage précoce : Dans la classification Pulliat correspond aux cépages arrivant à maturité 10 jours avant le cépage de référence : le Chasselas doré.
Classification Pulliat : Méthode de classement des cépages selon leur date de maturation par rapport au cépage le Chasselas (Chasselas doré). Cépage précoce : Maturité obtenue 10 jours avant le Chasselas. Cépage de première époque : Maturité obtenue aux mêmes dates que le Chasselas. Cépage de deuxième époque : Maturité de 12 à 23 jours après le Chasselas. Cépage de deuxième époque : Maturité obtenue de 24 à 35 jours après le Chasselas. Cépage de troisième époque : Maturation au-delà de 36 jours après le Chasselas. Cette classification a toujours cours. Elle a été revue et corrigée par les américains de l’université Davis (Winkler et Amerine) qui ont proposé l’échelle de Winkler qui intègre la température dans le calcul de la maturation.

Sources : Onivins – Inter Beaujolais – OIV (Organisation Internationale de la Vigne et du Vin) – 1970/2010 Beaujolais Sicarex

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